INTRODUCTION : Les progrès de l’agriculture ont été lents jusqu’au XXème siècle. Depuis que l’homme cultive des plantes et élève des animaux, il les sélectionne pour améliorer leur productivité. Ces croisements ou greffes, ont permis de créer de nouvelles variétés ou des races de meilleur qualité. Mais depuis une trentaine d’années, une nouvelle technique est apparue, qui permet de modifier le code génétique (ensemble des gènes) pour renforcer la résistance des plantes aux insectes nuisible ou leur toléranceà certains herbicides. Une technique révolutionnaire qui soulève de nombreuses interrogations.
Qu’est-ce qu’un OGM ?
Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique (ensemble de gènes) par une technique nouvelle dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle.
Ce processus s’inspire des techniques de sélection ou de mutation, qui existent déjà dans le monde agricole.
Les trente dernières années ont vu se développer des techniques modernes de « génie génétique », consistant à introduire un ou plusieurs gènes dans le patrimoine génétique d’un organisme et de construire des organismes dits « génétiquement modifiés » (organismes génétiquement modifiés -OGM- et les micro-organismes génétiquement modifiés -MGM). Ces techniques permettent de transférer des gènes sélectionnés d’un organisme à un autre, y compris entre des espèces différentes. Elles offrent ainsi potentiellement la possibilité d’introduire dans un organisme un caractère nouveau dès lors que le ou les gène(s) correspondants sont identifiés.
La transformation génétique peut être effectuée sur de nombreuses espèces végétales, depuis les céréales jusqu’aux légumes ou aux arbres. En tout, ce sont plus de 60 espèces qui peuvent être transformées. Les OGM les plus avancés correspondent surtout à des espèces de grande culture comme le maïs, la betterave et le colza. Les gènes introduits sont très divers mais actuellement ce sont principalement des caractères d’intérêt agronomique qui sont le plus développés.
Contre les OGMs :
- Les OGMs peuvent constituer une menace pour la biodiversité si ils prennent la place de variétés traditionnelles entrainant des disparitions d’espèces en chaîne imprévisible aujourd’hui.
- L’insertion artificielle de gènes peut déstabiliser à long terme une plante ou sa descendante. Au terme du longue chaîne de transformations, l’une d’elles peut, par exemple, devenir toxique.
- Personne ne connait vraiment l’inpact des OGMs sur des espèces comme les oiseaux ou les pollinisateurs. Ainsi, les effets du pollen d’une plante transgénique sur l’intestin des abeilles n’ont jamais été mesurés.
- Si un gène s’échappe, il peut être transmis à d’autres membres de so espèce ou à d’autres espèces. Une fois que le caractère transgénique se sera propagé à grande échelle, on ne pourra pas le « rappeler ». Comment lutter contre les plantes envahissantes devenues immortelles qui résisteront à tous les traitement ??
- La recherche dans le domaine des OGMs est principalement effectuée par de puissantes multinationales. Or ces dernières déposent des brevets sur les plantes transgénique qu’elles mettent au point [la "recette" pour les obtenir leur appartient!!]. Si les plantes naturelles sot remplacées par des OGMs, les agriculteurs devront acheter les semances très cher à ces sociétés.